Prologue

Prologue




Pourtant ce jour... tout avait été si beau...
Pourtant ce jour devait rester gravé dans leur mémoire...
Il le sera... Mais pas dans le sens auquel ils s'attendaient...




Ps : Merci à toi pour le nom du blog...








# Posté le lundi 31 mars 2008 12:57
Modifié le mardi 01 avril 2008 13:51

Premier Chapitre

Premier Chapitre
Premier Chapitre
« Je veux voir mon mari... »


« Tu te rends compte de ce que tu as fait ??? » Avait dit la femme blonde, ses yeux étaient embués... elle se refusait de pleurer, son mari en serai trop content, depuis quelques temps, leur couple s'était dégradé... la laissant dans le doute et l'incertitude d'un quelconque avenir... pourtant, elle l'aimait... jamais elle ne verrai sa vie sans lui, ça avait été son premier amour... un amour qui était en train de lui déchirer le c½ur, son mari en profitait, il profitait de la faiblesse de sa femme, de ses larmes pour la briser encore plus qu'elle ne l'est déjà... il savait, que si il l'a quittait, sa vie allait être détruite... il en jouissait déjà... sa passion pour elle avait disparu quand il s'était aperçu qu'il passait après ses enfants... après les jumeaux que sa femme avait mis au monde peu de temps après leur mariage... il avaient été heureux, si heureux, il y a de ça, 18 ans... quelques temps après... sa femme ne vivait que pour ses enfants... et leur donnaient tout l'amour dont elle disposait, lui, se sentait rejeté de ce tableau parfais qu'elle montrait... il s'était mit à détester ses fils... et par la même occasion sa femme...
Il s'était alors trouvé une nouvelle passion... les faire souffrir... leur faire subir ce qu'il ressentait en ce moment... il voulait tout simplement leur montrer qu'il était là... Simone se rendit bien vite du changement de son mari... il était devenu hargneux, ne faisait plus rien dans la maison, ne prenait plus les jumeaux dans ses bras, malgré les nombreuses demandes...


« Je fais ce que je veux Simone... »

« Et tes enfants ?! Tu y as pensé une seule seconde ?? » Répliqua-t-elle.

« Je ne fais que ça... il n'y a qu'eux dans cette maison... ils ne peuvent pas rester tranquillement dans leur chambre et ne pas faire de bruit !!! » Répondit-il.

« Qu'est-ce que tu essaye de me faire comprendre ??! »

Simone avait alors reprit de l'assurance, et il le remarqua aussitôt. Ses yeux s'étaient noircis, remplaçant la douleur et la tristesse par la haine et la colère.

« Que j'en ai marre de vous... vous prenez trop de place... j'ai besoin de mon air vital... alors si vous pouviez aller vivre plus loin... plus loin de moi ce serait parfait... »

Ces mots sortirent simplement, sans aucun remord il regarda sa femme se prendre la tête entre ses mains et s'asseoir sur une chaise contre le mur. Un sourire orna ses lèvres, laissant découvrir à Simone que ce qu'il disait lui faisait plaisir... oui ça lui faisait plaisir, elle l'avait compris.

« Et tu crois que je vais faire comment ?! Je ne gagne pas assez par mois pour pouvoir les nourrir !! »

« Ce n'est pas mon problème... »

« Mais ce sont tes fils... je ne te reconnais plus Jörg... où est passé l'homme que je connaissais si affectueux, si sensible... Mais... mais... JE SUIS TA FEMME... MERDE !!! Tu as pris des engagements en me demandant en mariage... »

« Toi aussi Simone... et pourtant tu n'as pas tout respecté... ce n'est pas moi qui ai oublié mon mari, pour me consacrer entièrement à mes fils... tu n'a plus de vie Simone... tu ne vis que pour eux... tu ne t'es même pas aperçu que ça me blessait... tu as promis de m'aimer pour toujours... pourtant tu as brisée cette promesse le soir où ces enflures sont sortit de ton ventre... »

Les larmes de Simone revinrent finalement, Jörg les vis... mais ne bougea pas... il restait de marbre... tout était enfin sortis... ses peines avaient enfin étés révélées... ses douleurs étaient à présent pansés... et ni Simone ni les jumeaux pourraient y changer quoique ce soit...

« Jörg... je t'aime encore... je t'aime tellement... »

Il lui répondit simplement par une gifle, et voyant qu'elle ne bougeait pas, il se mit à son niveau, s'accroupissant pour qu'il puisse atteindre son oreille...

« Plus moi Simone... plus moi... tu ne comptes plus pour moi... je voudrais vous voir tout les trois mort pour que mon mal-être soi enfin apaisé... »

Les larmes de la femme blonde reprirent... elle se sentait coupable... d'avoir tout fichu en l'air... elle revoyait encore tous les rêves qu'elle avait étant jeune, les projets qu'ils avaient fait tout les deux... elle avait mal... elle se demandait comment continuer de vivre alors que l'homme qu'elle avait toujours aimé jusqu'au plus profond de son être la haïssait... ça lui semblait impossible... pourtant elle y arriverait... Simone avait en elle une profonde rage... elle avait décidé de l'oublier elle réussirait... oui... pour ses deux enfants...

Elle se releva sans dire un mot de plus et se dirigea vers la cuisine.


« Avant de partir... tu veux manger quelque chose ?! Je suppose que tu ne restes pas dormir ici... »

Jörg se surpris lui-même à ressentir un pincement au c½ur face à l'indifférence de sa femme... pourquoi ne pleurait-elle plus ?! Pourquoi ne lui demandait-elle pas pardon ?! Pourquoi ça lui faisait de nouveau mal, il souffrait et elle n'en avait rien à faire... il lui en voulait... tellement... il se dirigea vers elle et la pris par le bras, la faisant vaciller à l'autre bout de la pièce...

« Pourquoi ??! Pourquoi tu fais ça Simone... ??? »

Il lui lâcha le bras puis il tomba à genoux par terre... elle se baissa à son tour et l'obligea à la regarder dans les yeux.

« Jörg, explique-moi ce que tu attends de moi... »

Il sentait ses larmes monter... il se sentait si faible à cet instant... il comprit qu'enfaite... il aimait encore sa femme... il comprit qu'elle pouvait éveiller en lui tout les sentiments, la rage et la haine comme l'amour et la tristesse... il l'aimait... oui il l'aimait... et il lui en voulait pour ça... elle ne méritait pas ses attentions d'autre fois... elle ne méritait tout simplement pas son amour...

« J'attends que tu meurs Simone... je te hais... si tu savais comme je te hais... »

Il laissa les larmes couler le long de ses joues... il passa ses mains dans la nuque de sa femme et rapprocha son visage du sien et entama le baiser le plus tendre qu'il ne lui avait jamais offert...

Simone se releva après quelques secondes de réflexion, elle lui sourit de haut... il croyait que tout était fini... il lui avait fait trop de mal... à elle et à ses garçons qu'il n'avait enfaite eux aussi, jamais cessé de chérir. Elle ne pourrait pas lui pardonner, il s'adossa au mur et rapprocha ses jambes de son ventre et posa sa tête sur ses genoux. Il passa beaucoup de temps dans cette position, mais il n'avait pas remarqué le regard que sa femme lui portait. Elle se dirigea vers lui et lui tendit la main.
Quand il leva enfin la tête, il attrapa sa main sans la regarder, la fuyant du regard. Elle l'aida à se relever, une fois ceci fait, ils se serrèrent dans leur bras.

Elle desserra son étreinte et pris la tête de son mari dans ses mains...


« Je t'aime Jörg... je t'aime... »

« Moi aussi mon amour... pardonne-moi... pardonne-moi... je ne me rendais pas compte de ce que je faisais... »

« Je crois que tu devrais aller voir tes fils... ils ont besoin de toi... tu leur à trop manqués... »

L'homme souri et embrassa sa femme une dernière fois avant de monter les marches en courant.
Lorsqu'il arriva dans la chambre de ses jumeaux, un sourire se dessina sur son visage rougit par les larmes.
Ils étaient assis par terre, n'ayant aucuns jouets dans les mains, il en conclut qu'ils avaient écoutés la discussion...
Il s'assit sur le lit du plus âgé et leur fit comprendre de s'asseoir chacun sur un genou. Les jumeaux obéirent sans aucune objection.
Ils n'avaient peut-être que 6 ans, mais ils étaient loin d'être bête... ils savaient ce qu'étaient une dispute d'adulte...

Il déposa un baiser sur le front de ses fils et commença d'abord par le tout début...

« Bonjour mes grands... »

Les jumeaux lui répondirent à l'unissons ne tentant aucune autre paroles connaissant le tempérament de leur père. Ils se regardèrent, de leur yeux innocent, Jörg contemplait cette magnifique vue... il voyait à présent pourquoi Simone aimait les prendre dans ses bras... tellement d'amour passait dans leurs regards que le monde entier pouvait s'écrouler... cet amour règnerait encore...

« Comment vous allez aujourd'hui ? »

Ses deux fils le regardèrent en même temps, un sourire ornait leur visage...

« Papa ? Est-ce que tu nous aimes ?! » Demanda l'aîné des deux.

Jörg sentis son c½ur lâcher... le mot « je t'aime » n'était jamais sortit de sa bouche à l'attention de ses enfants, à présent, il le regrettait, il s'en voulait qu'ils en viennent à se poser de telles questions à leur jeune âge...

« Excusez-moi mes amours... Je n'avais pas vu ce que je faisais... »

Bien sur que si il le savait... mais seulement il avait bien top honte pour avouer ses erreurs... il s'en voulait d'avoir gâché 6 ans de sa vie... il s'en voulait de ne pas avoir su les aimer avant...

« Bien sur que oui que je vous aime... » Répondit-il finalement.

Il souhaitait vraiment que ces paroles restent dans leurs mémoires toute leur vie... A présent, il allait tout faire pour que ses progénitures ne manquent en aucun cas d'amour... ce serait sa manière... de se faire pardonner...


Un an plus tard... tout était rentré dans l'ordre, à présent Jörg se sentait parfaitement inclus dans se famille... il avait réparé ses erreurs, était devenu un père exemplaire et un mari formidable... comme au premier jour.

Jörg et Simone avaient fait garder les jumeaux par une baby-sitter pour pouvoir passer une soirée inoubliable...

Simone ouvrit la porte d'entrée, jetant clé et sac par terre, son blouson rejoignit le tat qui venait se former. Elle resserra les jambes autour de son mari pour le rapprocher encore un peu plus d'elle pendant qu'elle continuait de lui caresser les cheveux dans sa nuque, et elle ne cessait pas de l'embrasser fougueusement.
Il la déposa finalement à terre pour enlever son blouson lui aussi.
Simone retira soudainement ses lèvres de celle de son mari pour s'écrier :


« Il est deux heures du matin... »

Jörg qui s'en fichais un peu repris le baisé... Mais elle voulait finir sa phrase :

« Les enfants doivent être mort... On ferait peut-être mieux d'aller les chercher... »

Il ferma les yeux et mordit la lèvre inférieure de Simone.

« Mais non... On paye la baby-sitter nan ??! »

Elle émit un rire qui le rendit fou d'impatience, il prit ses jambes et les remis autour de sa taille et monta les escaliers pour monter dans leur chambre...


Il était quatre heures du matin, Simone se coucha de tout son long sur son bien-aimé pour venir l'embrasser... ils ne dormaient pas encore... non... ils ne voulaient pas dormir, après cette magnifique nuit, il ne voulait pas...


« Mon amour... il faut qu'on aille chercher nos chers enfants... »

Pour seule réponse, Jörg la retourna et posa son torse sur la poitrine de la jeune femme...

« J'irais quand tu m'auras embrassé une dernière fois... »

Simone s'exécuta, et il se leva, elle retira les couvertures de sur elle et fit de même.

« Nan nan belle demoiselle nue... toi tu restes sous les couvertures, je vais les chercher ! »

« Pourquoi donc veux-tu y aller tout seul... tu vas faire une petite escale chez ta maîtresse ?! »

« Hum oui... elle me manque beaucoup, merci de m'y faire penser ! »

Ils rigolèrent tout les deux de leur bêtise. Simone se recoucha et regarda son mari se rhabiller.
Se sentant regardé, Jörg entama une petite danse qui se voulait sexy, Simone explosa de rire en le voyant dans une telle position...


« Bon j'y vais ma chérie... je reviens dans un rien de temps, j'irais chez ma maîtresse demain ce n'est pas grave !! »

Il embrassa sa femme et ferma la porte de la chambre pour qu'elle puisse se reposer. Il descendit les marches, ramassa les clés a terre avec un léger sourire et sortit. Il monta dans sa voiture et alluma le moteur pour aller chercher ses enfants.
Ses yeux picotaient un peu, ce n'était pas la première fois qu'il roulait la fatigue aux yeux et il tenait à chaque fois.
Il éteignit le moteur quelques minutes plus tard, il descendit et allait toquer à la porte.
Une jeune femme rousse l'accueillit, elle avait des cernes sous les yeux, cela se voyait qu'il était quatre heure et demi du matin.


« Ils se sont endormis vers dix heures hier soir. Je leur ai prêtés de vieux pyjama, je vous les prête si vous le voulez, vous me les rendrez la prochaine fois qu'on se verra. »

« Parfait... ils ont mangés quoi ?! »

« Hum, je leur ai préparé des légumes et un steak chacun. »

Elle lui montra d'un signe de la main la direction à suivre pour aller dans le salon, où se trouvaient endormis les jumeaux.
Il sourit, attendrit par la scène. Leur visage était si paisible si reposé... et ils se serraient dans leur bras.


« Bon eh bien je crois qu'il va falloir les réveiller, parce que je ne pourrais pas les mettre dans cette position dans la voiture. » Plaisantât-il.

Il s'accroupit à côtés des deux jeunes enfants et les secoua doucement, l'aîné se réveilla le premier, il regarda son père et se levais précipitamment pour se jeter dans les bras de son père. Celui-ci accepta son fils avec un rire ce qui réveilla le plus jeune qui eu la même réaction.

« Je vous remercie beaucoup... je crois que ça fait... 58 euros... je vous donne 60, c'est pour la location des pyjamas... »

Ils rigolèrent, prirent leurs affaires et montèrent dans la voiture. Le plus grand était monté devant car il ne supportait pas de rester derrière, sinon sa tête se mettait à tourner et son ventre lui faisait mal comme il disait.

Jörg roulait toujours, ils arrivèrent dans le petit chemin qui séparaient les deux villages... le père ne pouvait plus supporter la fatigue... il ferma les yeux juste quelques secondes, ça ne pouvait pas faire bien de mal, juste trois secondes... mais il entendit son premier fils crier puis le deuxième le suivis. Il ouvrit finalement les yeux et se retrouva face à une seconde voiture... sur un petit chemin à une grande vitesse des deux côtés, les deux véhicules se rencontrèrent, brisant le silence calme de la nuit par un bruit métallique violent...


Le téléphone sonna... Simone ronchonna à la vue de son réveil qui indiquait 5h27... elle regarda la place vide à côté d'elle du lit... ils n'étaient pas encore rentrés, il devait avoir mit un peu plus de temps que prévu à réveiller ses fils...
Elle descendit les escaliers sans grande conviction... ce devait encore être pub... elle décrocha :


« Allo ?? »

« Bonjour Madame, je voulais vous demander d'arriver en urgence à l'hôpital Dresden s'il vous plait... votre mari à eu un accident. »

Son c½ur se mit à battre à tout rompre, ses tempes lui faisaient mal... elle ne comprenait pas bien... si l'hôpital l'appelais à cette heure-ci c'est que les choses n'allaient pas bien. Elle raccrocha le téléphone sans en dire plus et couru pour aller s'habiller. Elle prit sa voiture et quelques minutes plus tard se retrouva à l'Hôpital. Elle entra à l'intérieur, elle donna son nom, la concierge se leva et l'emmena vers une infirmière qui l'attendais.

« Bonjour madame... »

Sa mine triste l'effraya encore plus.

« Comment vont mon mari et mes deux enfants ?!! »

L'infirmière parue surprise :

« Deux enfants ??! »

« Oui... ils sont jumeaux, mes deux fils... »

« Venez avec moi »

Elle suivit l'infirmière avec précipitation, puis elle se jeta dans les bras d'un de ses fils.

« Oh mon chéri... où est ton frère ??! »

« Je ne sais pas maman... il n'était pas avec nous dans l'ambulance... Maman... je veux mon grand frère... »

Il avait les larmes aux yeux et s'accrochait à son maillot comme si elle allait partir, elle regarda l'infirmière, qui comprit aussitôt qu'il manquait quelqu'un... elle prit un bip et tapota quelque chose dessus.
Quelques secondes plus tard un médecin arriva en courant.


« Bonjour... »

Simone paniquée par tous ces événements s'énerva :

« Où est mon deuxième fils ??! Comment va mon mari ?!!! »

« Madame... calmez-vous... les urgences ont été prévenues qu'il restait sûrement quelqu'un sur le lieu de l'accident, ils sont déjà partis à la recherche d'un garçon de sept ans... ne vous inquiétez pas, ils vont le retrouver... »

Submergée, elle laissa couler les larmes sur ses joues, elle s'asseyait sur le lit de son plus jeune fils et lui caressa ses cheveux.

« Je veux voir mon mari... »

Le médecin baissa la tête et pris le dossier jaune qu'il avait calé sous son bras.

« Madame... nous n'avons pas réussi à réveiller votre mari... il est tombé dans un profond coma face à la violence du choc, il reste sous respiration artificielle. »

Simone ferma les yeux... cette journée devait restée gravé dans leurs mémoires... elle le restera mais pas dans le sens qu'ils espéraient.
Elle resserra son fils dans ses bras... et continua de pleurer... cette journée serait la pire de sa vie...

Quelques heures plus tard, Simone était dans la chambre où reposait Jörg, en compagnie de son fils qui pleurait lui aussi la disparition de son double. En effet les urgences n'avaient retrouvés personne aux alentours de l'accident.
Simone se répétais depuis tout à l'heure qu'il fallait tout faire pour chercher son fils, elle avait voulue y aller, mais les médecins l'en avait empêchés, disant que son état ne rapporterai qu'un accident de plus, elle savait qu'ils avaient raison...
# Posté le jeudi 03 avril 2008 15:11
Modifié le dimanche 13 avril 2008 12:51

Deuxième Chapitre

Deuxième Chapitre
Deuxième Chapitre
« J'ai besoin d'aide s'il vous plait !!! Il se réveille !!! S'il vous plait !!! »


Bill marchait, cela faisait des heures mais il ne s'en était pas encore rendu compte... il réfléchissait, il pensait... il rêvait.
Sa mère était excessive et beaucoup trop protectrice... ce qu'il demandait, c'était juste un peu de liberté... il voulait agir selon ses propres lois et non celle qu'il connaissait depuis trop longtemps.

Il était sur cette route qu'il prenait si souvent... une fois par semaine... elle menait à l'hôpital là où reposait son père depuis 10 ans. Là où lui aussi avait guéri... il avait perdu la mémoire... les médecins s'étaient aperçus d'une anomalie et avaient été obligé de l'opérer, effaçant tout souvenir de sa mémoire.
Il arriva enfin à l'hôpital, il monta dans la chambre, les infirmières avaient l'habitude de le voir... ce jeune garçon à l'allure féminine... mais si gracieux, il faisait craquer tout les c½urs de la gente féminine mais n'en avait à son goût aucun besoin... ce n'était pas dans sa nature de se servir de quelques femmes pour assouvir ses ardeurs. Nan... lui était respecté de tout le monde pour son caractère bien trempé.
Il était aussi admiré par ses amis masculins... lui avait réussi à se différencier des autres, lui avait réussi à se faire une vie sans encombre apparentes...


« Bonjour Jeanine » Dit-il à la femme accoudée au bureau d'accueil.

Elle lui répondit par un bref « salut ». Il en conclut que la journée avait été mauvaise.
Jeanine était une infirmière bien portante qui était très serviable et qui n'avait jamais fait aucun écart dans son travail qu'elle prenait très au sérieux. C'était aussi elle qui se chargeait de son père, ce qui créait des infinités...

Il toqua à la porte de la chambre 126 et entra sans attendre de réponse... il se doutait qu'il en aurait pas tout de suite.


« Bonjour papa... t'as vu... je suis là aujourd'hui aussi ! »

Un sourire se dessina sur le visage du jeune homme quand il vit les battements de son père s'accélérer, Jeanine lui avait dit que ça voulait dire, qu'inconsciemment, son père l'entendait... son c½ur répondait simplement à sa place.

« Comment tu vas ?! »

Il attrapa lui attrapa la main et la serra.

« Ben moi, ça va pas trop... je ne sais pas... j'ai une boule au ventre toute la journée... j'ai l'impression qu'il me manque quelque chose... »

Il baissa la tête, les larmes envahirent ses yeux... elles ne couleraient pas, mais elles restaient là... faisant luire ses prunelles marrons.

« Aide moi papa... je t'en supplie... aide moi à me souvenir... »

Il avait posé sa tête sur le bras de son père.

« Ca me tue de ne pas savoir ce qu'il ne va pas chez moi... maman me cache tellement de choses tu sais... elle ne veut rien me dire sur mon passé, pour ne pas que je souffre me dit-elle... mais ça me fait vraiment trop mal... »

Le jeune homme se leva soudainement quand un point lumineux rouge s'affola sur l'écran. Un sourire traversa sa pensée, mais plus important était à faire...
Il ouvrit la porte avec précipitation et hurla à travers le couloir rempli :


« J'ai besoin d'aide s'il vous plait !!! Il se réveille !!! S'il vous plait !!! »

Jeanine arriva en courant suivis du médecin qui en faisait de même.
Ils entrèrent dans la chambre.
Bill resta dehors... on ne sait jamais ce qu'il pouvait se passer, il pouvait gêner les médecins s'occupants de la santé de son père...
A l'intérieur, tout s'agitait, tantôt son c½ur lâchait, tantôt il repartait pour battre à une allure inquiétante.
Finalement, tout s'arrangea. Les médecins ressortirent, un pâle sourire aux lèvres... en effet, son état s'était stabilisé, il s'était réveillé l'espace d'un millième de seconde... mais avait à nouveau sombré.

Bill se jeta sur eux, leur posant des tas de questions... son sourire ressembla bientôt à celui des médecins.
Son père serait peut-être le seul à vouloir lui dire la vérité... que ce qu'il s'était passé ce soir là... sa vie avant... tout se qui se rattachait à lui... la chose qui lui manquait...


« Je suis vraiment désolée Bill... mais ne pers pas espoir, je suis sûre qu'un jour il se réveillera ! Si tu continue à venir le voir aussi souvent, ça ne peut qu'arriver... » Dit Jeanine.

« Merci Jeanine... J'espérais juste des réponses... il semble que je doive attendre encore un peu... »

« Tu n'as pas besoin de savoir ça pour être toi... tout le monde t'adore Bill... tu le sais très bien... alors pourquoi essaies-tu de chercher quelque chose qui pourrait te faire souffrir ??? »

« Parce que je ne suis pas heureux justement... je sais qu'il me manque quelque chose... je suis sûr que tout le monde sait... mais personne ne veut me le dire... qu'ais-je fais de si horrible pour que ce secret reste... secret ?? »

« Oh mais non Bill... ne crois surtout pas que tu as fait quelque chose... tu n'es en rien responsable à ce qui est arrivé... »

La femme serra Bill avec tendresse... mais celui-ci fut choqué par un détail... « ce qui est arrivé » elle aussi est donc au courant... il découvrira ce que c'est... il s'est bien passé quelque chose cette nuit là... quelque chose qui comptait pour lui plus que n'importe quoi s'est évaporé... ce qu'il ne comprenait pas... c'est pourquoi il est le seul à ne rien savoir...

Elle desserra l'étreinte mais garda les mains du jeune homme dans les siennes.


« Bon, je dois y aller... plusieurs patient m'attendent... »

Elle déposa un léger baisé sur le front de Bill et fit demi-tour pour aller travailler.
Quand à lui, Bill se décida pour rentrer chez lui. Il sortit de l'hôpital, regarda le ciel en fermant légèrement les yeux pour éviter que les fines gouttelettes ne rentrent dedans.
Il marcha doucement, il n'était pas pressé, il aimait le contact de la pluie sur sa peau, si bien qu'il enleva sa veste. Il la posa sur son avant-bras et continua sa route.

Cela faisait une heure qu'il marchait, il commençait un peu à être fatigué. Il appréhendait sa rentrée à la maison, sa mère allait encore lui faire la morale... il n'en voulait plus de tout ça, il voulait changer d'univers, dans moins d'un an, il aurait 18 ans, et avec quelques économies, il pourrait partir non loin d'ici pour pouvoir continuer à aller voir son père, c'est tout ce qui comptait pour lui.

Il arriva devant sa porte d'entrée, il ouvrit la porte sans toquer défis ses chaussures ainsi que son blouson et montait dans sa chambre.
Il était en pleine réflexion, quand il entendit un bruit inhabituel provenant de la chambre de sa mère.
Il continua de monter les escaliers, et se dirigea vers la chambre de celle-ci. Il colla son oreille à la porte et put entendre une voix masculine ainsi que de petits couinements de Simone.
La colère monta... comment pouvait-elle oublier qu'elle avait un fils à la maison... que son mari est dans le coma... comment peut-elle prendre du plaisir alors que le monde autour d'elle souffre...
Il était hors de lui, et sous cette haine présente, il ouvrit la porte et découvrit sa mère qui était bel et biens avec un homme... ils étaient nus l'un sous l'autre et n'avait pas remarqué sa présence.


« MAMAN !!!! »

Ils s'arrêtèrent et regardèrent Bill avant de cacher leur nudité sous les couvertures.

« Mais comment tu peux faire ça à papa ?!!! »

Simone se leva, le drap autour de sa poitrine, elle s'approcha de son fils mais celui-ci recula.
Elle s'arrêta et ouvrit la bouche pour parler mais il lui prit la parole en premier.


« Comment tu peux nous faire ça... je croyais que tu aimais papa... ce n'est pas toi qui pleurait la dernière fois ?!! Je ne pensais pas que tu ferais ça un jour à l'insu de mon père... »

« Bill... ce n'est pas ce que tu crois... ni ce que tu as vu... »

« Je ne crois que ce que je vois... et là j'ai bien vu une pute entrain de se faire baiser par un inconnu !!! »

La main de Simone partit dans le visage angélique de son fils qui était à présent déformé et grimaçant de dégout.

« Ne me parle pas comme ça Bill... »

« Tu viens de me frapper là ?!!! Tu viens de me frapper ?!!! Très bien... je pars avant l'heure !!! Adieu Simone... tu vas regretter ce que tu viens de faire !!! »

Il claqua la porte derrière son passage, il allait dans sa chambre et pris ses affaires nécessaire à son bien être, il partait ce soir, et elle ne le reverrait sans doute jamais... sa mère ne l'avait jamais giflé, même quand elle était très en colère contre lui, cette gifle signifiait beaucoup... beaucoup trop...

Il prit sa valise ainsi qu'une sacoche, il se dirigea vers la lingerie, prit une boîte en fer située sur une haute étagère et la plaça dans son sac.
Il prit ses clés et allait dans le garage pour sortir sa moto. Il attacha son bien sur le derrière, mis ses gants ainsi que son casque et démarra...

Pendant ce temps, Simone était allongée sur son lit... les larmes dégoulinant sur l'épaule de son amant... qu'est-ce qui n'allait pas chez elle... depuis l'accident, elle avait terriblement changée de comportement envers son fils... l'unique sur deux qui lui restait... Qu'avait-elle ratée avec celui-ci... ne lui avait-elle pas donnée tout ce sont il avait besoin ?? Il était heureux et aimé de tous, qu'est-ce qu'il lui manquait encore à part des réponses qu'elle ne voulait pas lui donner... peur de réveiller sa douleur de la perte de son premier fils et temporairement ou définitivement de son mari...
Si Simone était allait voir ailleurs s'était simplement pour essayer de faire son deuil qu'elle tentait d'atteindre depuis maintenant dix ans... mais Bill ne pouvait pas comprendre... il ne savait pas ce qu'il s'était passé et pour sa santé morale elle pensait que s'était mieux ainsi... de lui cacher l'ancienne existence de son frère jumeau décédé dans un accident de voiture il y a de ça dix ans...

Bill arriva dans un quartier qu'il connaissait bien, son meilleur ami habitait ici, en compagnie de sa grande s½ur. Il descendit de son engin, décrocha sa valise et partit en direction de la maison de son ami. Il n'avait pas peur pour sa moto, ici, personne ne lui volerait.
Il toqua et attendit un bref « entrez » pour tourner la poignée et déclarer :


« C'est moi !!! Je vous dérange pas j'espère ?!! »

Andréas arriva en boxer, laissant apercevoir à Bill les abdos de son ami, il les avait déjà vu, cela ne le gênait en rien.

« Hello Bill !! Qu'est-ce qu'il t'amène ici ?! Ta mère encore une fois ?! »

« Tout juste, mais cette fois c'est définitif... elle m'a giflé... »

Son ami fit juste un « sshshh » grimaçant avant de prendre la valise de Bill et de l'emmener dans sa chambre, il dormirait ici à présent, jusqu'à ce qu'il puisse se loger et se débrouiller seul.
Il revint, habillé, dans le salon là où le jeune arrivant s'était déjà installé dans le canapé, discutant avec Jenny, sa s½ur.


« Bon... raconte-nous tout ! »

Le jeune homme partit dans de longue explication, détaillant sa journée à l'hôpital, puis termina par son arrivée ici.

« La galère » Déclara la jeune femme.

« Ouais... je comprends que tu sois partis de chez toi... moi je l'aurais d'abord frappée !!! »

« Je me suis juste défoulé sur la porte. »

Ils rigolèrent un peu et passèrent à table, ils parlèrent, de tout de rien, comme d'habitude, ce qui avait le don de remonter le moral de Bill.

Une fois le film devant lequel ils d'étaient installé fut finis, ils se levèrent et partirent tous trois dans les chambres.


« Bill, tu dormiras avec moi dans mon lit, on sait jamais, si tu dors sur le canapé, une certaine Jenny risquerais de te violer pendant ton sommeil !! »

La jeune fille avait tout entendu et riposta de forte voix depuis sa chambre :

« J'ai un petit copain Andréas souviens t'en de temps en temps !!! »

Jenny avait 21 ans, elle avait quittée la maison familiale, prenant son petit frère son sous bras à l'âge de 18 ans, elle s'en était sortie comme une pro.
Son père la battait, elle avait décidée de partir, mais son frère de 14 ans n'en serais pas sortit indemne si elle ne l'avait pas emmenée, si il lui était arrivé quelque chose, elle s'en serait voulue toute sa vie... son frère, s'était sa vie, ils étaient tout deux comme deux jumeaux, un regard suffisait pour qu'ils se comprennent. Bill enviait ce sentiment... ça devait être super de communiquer simplement par l'amour dans ses yeux...
Jenny avait rencontré l'amour dans l'année de ses 19 ans, il l'avait aidée à s'en sortir, elle et son frère.


« Oui... je sais, je sais... je ne l'oublierais jamais celui là !!! » Répondit Andréas.

Jenny entra dans la chambre, simplement vêtue d'un haut en soie et un boxer.

« Bonne nuit mes chéris... faites de beaux rêves !!! »

Andréas la regarda et la serra dans ses bras avant de l'embrasser sur la joue.

« Bonne nuit !!! »

Elle se retourna et ferma la porte, faisant voler ses cheveux blonds.

Andréas regardais Bill un sourire aux lèvres... il savait qu'il admirait sa s½ur... tout ce courage, jamais il n'en aurait autant...

Ils enlevèrent leurs vêtements et se couchèrent dans le lit une place d'Andréas.
Bill était dos à Andréas qui lui l'avait pris amicalement dans ses bras pour laisser plus de place pour dormir confortablement, ce n'était pas la première fois qu'ils dormaient ainsi, ils avaient l'habitude.


« Bonne nuit mon chéri !! » Déclara le blond.

« Bonne nuit mon amour !!! » Riposta le brun.

Ils éclatèrent de rire et s'endormirent.

Une lumière blanche éblouissante, un cri... un klaxon... un bruit métallique... des cris... des pleurs...

Bill se réveillait en sursaut... c'était la première fois qu'il faisait ce cauchemar... Et c'était de loin le plus réel qu'il n'est jamais fait.
Il se levait et allait dans la cuisine, il se servit un verre d'eau et le déglutit.
Il regarda l'heure sur le micro-onde qui affichait 6h30 du matin ; il n'était plus temps pour lui de retourner se coucher... il avait cours à 8h00.

Il allait doucement dans la chambre qui était aussi sienne depuis hier soir et sortit quelques affaires de son sac, tout ça, sans réveiller Andréas qui mettait beaucoup moins de temps que lui à se préparer et donc se levait plus tard.

Un frisson parcouru le dos du jeune homme quand il entra sous la douche, l'eau n'avait pas encore chauffée, mais elle ne tarda pas trop à devenir bouillante, sa température préférée.

Il repensa au rêve de cette nuit... impossible de mettre des mots sur ce qu'il ressentait à ce moment, il était triste, il était derrière, un lapin en peluche dans les mains, il regardait par la fenêtre, les yeux à moitié fermés par la fatigue, il avait soudainement entendu un cri provenant du siège devant lui, il ne savait pas qui cette personne était... il avait vu cette voiture arriver à vive allure, il avait crié lui aussi... des klaxons puissants se faisaient entendre, puis un bruit métallique... il avait vu son petit visage d'enfant se tordre de douleur sous le choc de l'impact crée par sa voiture avec la deuxième. Il avait vu du sang s'écouler, puis... son réveil.
Mais d'un autre côté, il était content que ce ne soit qu'un rêve, ou du moins, il l'espérait...







# Posté le dimanche 13 avril 2008 12:51
Modifié le dimanche 13 avril 2008 13:25

Qui Prévenir?

Qui Prévenir?
# Posté le dimanche 13 avril 2008 13:08
Modifié le dimanche 29 juin 2008 16:32

Troisième Chapitre

Troisième Chapitre
Troisième Chapitre
« Ca te dit de venir avec nous au bal de la ville samedi soir ?! »


Arrivés en cours, les deux amis se dirigèrent vers leur bande d'amis, ils leur serrèrent la main et commencèrent leurs petites discussions traditionnelles du lundi matin ainsi que tous les autres matins où il y avait cours.

« Alors les mecs ? » Demanda Andréas.

« Ben écoute... tout va pour le mieux !!! » Dit l'un.

Quelques seconde plus tard, celui-ci se mit à genoux au milieu de la cour et commença à imiter un joueur de guitare. Ils éclatèrent de rire et tous se mirent à imiter un instrument de musique sauf Bill qui faisait du play-back tout en se déhanchant faisant bouger ses pieds sur une musique imaginaire...
Tout le monde regardait ces quatre garçons à l'allure professionnelle de la musique.
Tous se mirent autour de La bande du lycée, ses garçons drôle et respectueux dans beaucoup de situation... tous étaient aimé et ne faisaient rien qui pourrait manquer de respect à quelqu'un. Ils étaient tous simplement mûr et se complétaient chacun les autres. Ils n'aimaient pas l'injustice et ne se gênaient pas pour le faire remarquer s'ils n'étaient pas d'accord sur quelque chose.

Fabrice, celui qui jouait de la fausse guitare se releva et leva les mains au ciel et les abaissa en même temps que son torse vers la bas, comme pour remercier son public, les autres en firent de même. Ce rituel arrivait souvent, d'ailleurs, tous jouaient l'instrument de musique qu'ils imitaient, sauf Bill, qui lui chantait... sa voix impressionnait tout le monde et entrainait chaque personne se laissant bercer par son chant.

La sonnerie retentit, se qui valut un pouffement chez les élèves qui commençaient à entrer en cours.

Bill s'assit à côté d'une fille qui s'appelait Sonja, elle ne parlait presque pas et surtout à personne, Bill n'aimait pas qu'elle s'isole et voulait la connaître, elle pouvait se révéler être une fille super drôle et très intéressante.


« Bonjour ! Tu vas bien ?! » Demandait le jeune homme

Sonja le regarda étonnée, Bill l'impressionnait, il était si grand, si beau, si apprécié, qu'elle se demandait pourquoi un homme comme lui pouvait bien s'intéresser à elle.

« Bien... » Répondit la jeune fille.

« Toi c'est Sonja c'est ça ?! »

« Oui ! »

« Tu n'es pas très bavarde... »

« En effet... Vas t'asseoir ailleurs si tu veux, je ne t'en voudrais pas... »

« Je n'ai pas l'intention d'aller ailleurs, sauf si je te gêne bien évidemment. »

Elle répondit « non » d'un signe de la tête tout en le regardant.
Quelques minutes passèrent, tout deux écoutaient plus ou moins le cours, se demandant quoi dire à l'autre. Soudain la jeune fille pris la parole, chuchotant pour ne pas se faire entendre par leur professeur de langue Anglaise.


« Enfaite... pourquoi tu t'es mis à côté de moi ? »

« Parce que j'en avais envie... »

Elle l'interrogea du regard, pourquoi... qu'avait-elle d'intéressant a part ses notes. Ses lunettes cachaient ses yeux bleus maquillés de noir. Ses cheveux attachés par deux couettes et ses complexes féminins n'arrangeaient rien...
Bill le sentit et rigola quelque peu.


« Ton physique ne changera rien à ce que toi tu es... tu crois que si les gens ne se basaient que sur le physique je serais pris au sérieux ? »

Elle le regarda, ses cheveux en pétard donnait en effet un côté excentrique, ses yeux maquillés étaient rare chez un garçon, ses ongles vernis l'était tout autant ainsi que ses vêtements serrés.

« Tu as raison. » Avoua-t-elle.

« Je sais... » Rigola-t-il.

« Mais ça ne répond pas à ma question... pourquoi tu as eu envie de t'asseoir à côté de moi ?! » L'interrogea-t-elle.

Il marqua un temps de pose... Parce que le faite qu'elle soit seule en permanence ne lui plaisait pas, il n'aimait pas que les gens se laisse sombrer dans la solitude, c'était un sentiment trop puissant qui te détruit trop facilement, il se sentait obligé de soulager les gens qui la ressentait, c'était comme son devoir de faire rire les gens, de leur parler, de les faire sentir un peu moins seul... une façon d'oublier sa solitude à lui...

« Parce que je n'aime pas les gens qui se font rejeter injustement. Les autres filles de la classe sont des personnes qui ne respectent personne, seul leur monde compte et rien d'autre ne peut les atteindre... certainement pas une fille comme toi... et je déteste ça... alors je viens te voir, parce que j'ai envie de te connaître... j'ai envie de voir comment tu es sous cette carapace d'intello... »

Il avait dit tout ça, en regardant fixement le tableau devant lui, voulant ignorer les yeux de la jeune fille... pourquoi avait-elle les larmes aux yeux, il le sentait... qu'avait-il dit qui puisse la blesser ? Il se retourna finalement vers elle et la regarda, elle aussi fixait le tableau... elle avait en effet les yeux brillants, les larmes prêtes à couler.

« Excuse-moi si j'ai dit quelque chose qui t'as blessé... je ne voulais pas... »

Elle posa son regard dans celui du jeune homme qui se posait un tas de questions.
Elle fit un non de la tête, une larme coula, elle l'essuya rapidement d'un revers de main.


« Sonja... Qu'est-ce qui ne va pas ? Qu'est ce que j'ai dit ? »

« Rien... tu n'as rien dit de mal... ça me fait juste plaisir de voir que quelqu'un s'intéresse à moi pour un but juste... Merci Bill... »

Elle se leva et le pris dans ses bras, il la resserra aussi, ignorant les rires des filles derrière eux.
Il desserra son étreinte et affronta le regard interrogateur de son professeur.


« Excusez-nous madame... un problème, rien de bien grave. Merci. »

Elle reprit son cours et les deux adolescents éclatèrent de rire doucement... une nouvelle amitié venait de commencer...

La sonnerie retentit à nouveau, deux heures venaient de se passer dans la bonne humeur. Bill se dirigea vers la sortie et attendit ses amis devant la porte.
Ils arrivèrent et ils commencèrent tout de suite à parler avec Sonja qui était ravie d'avoir de la compagnie, surtout de cette qualité.


« Sonja ? Ca te dit de venir avec nous au bal de la ville samedi soir ?! » Proposa Andy qui était batteur.

« Je... je ne sais pas... je n'y suis jamais allée... »

Tous se regardèrent en souriant, sous les yeux quelque peu effrayés de Sonja.

« Il y à un début à tout... on s'amusera bien... je peux te le promettre ! » Assura Thomas qui joue de la basse.

« Mais je n'ai rien à me mettre... » Se défendit-elle.

« Eh bien après les cours je te propose d'aller avec nous au centre commercial, et on va t'habiller comme une déesse ! » Demanda Bill.

Elle hésita un long moment, regardant les quatre paires d'yeux qui étaient rivés sur elle.

« Eh bien... je pense que je n'ai pas trop le choix ! » Se résigna-t-elle.

Ils se tapèrent dans les mains, Fabrice et Bill se mirent chacun d'un côté de la jeune fille et prirent chacun une main. Un sourire s'étira sur ses lèvres, jamais elle n'avait été aussi heureuse de sa vie... elle n'avait pas été facile, et là... le bonheur emplissait sa tête et son c½ur, elle en profiterait jusqu'au dernier instant.

Les prochains cours, Sonja avait rit comme jamais, elle commençait à se demander si autant de bonheur n'était pas éphémère... si tout allait être comme ça jusqu'à la fin de sa vie.
Les filles de la classe commençaient à jalouser la place de Sonja dans le groupe de Bill, Fabrice, Thomas et Andréas...


« Bon, on mange et part à Magdeburg pour le centre commercial... » Dit Thomas.

« Mais attendez... je n'ai pas d'argent sur moi ! »

« Sonja ! Des vrais gentlemans ne seraient pas de vrais gentlemans s'ils obligeaient les femmes à payer lorsqu'ils vont faire les magasins !!! » Riposta Fabrice.

« Mais je ne vais pas vous laisser payer à ma place !! »

Ils s'arrêtèrent tous au même moment, se retournant face à Sonja qui se sentait soudainement très petite.
Bill se rapprocha félinement d'elle, les mains dans les poches et dit :


« Mais on a pas dit qu'on te laissait le choix Sonja... »

Elle le regarda dans les yeux. Bill était plus qu'imposant face à ses 25 centimètres de plus qu'elle.

« Mais... mais... je... » Bégaya-t-elle.

Bill se posa fermement devant elle, et arrêta de bouger, il tourna la tête pour regarder Fabrice, il lui sourit et ils s'approchèrent encore plus de la jeune fille. Cette fois elle se demandait vraiment ce qu'ils allaient lui faire, face au regard des hommes en face d'elle, elle commençait à prendre peur, mais il ne fallait pas... pas avec eux, cela ne servait à rien d'avoir peur, car jamais ils ne pourraient faire du mal à quelqu'un... sauf dans des cas extrêmes.

Les deux prirent la jeune fille sous les bras et la levèrent, elle était à présent assise sur les épaules des deux hommes qui venaient de la soulever... elle rigolait, de bon c½ur.

Ils prirent le bus, ils l'avaient reposé depuis un bon petit moment. Ensuite le métro pour enfin atteindre leur destination, ils firent le reste du chemin à pied.
Dès qu'ils entrèrent, plusieurs personnes se retournèrent derrière leur passage, ça les faisait rire, Sonja n'était pas aussi à l'aise qu'eux, les regards des gens la mettaient mal à l'aise, surtout qu'elle se sentait comme une tâche mal habillée au milieu d'eux.

Tout cinq, ils partirent en direction d'un restaurant. Quand ils eurent fini, ils se dirigèrent vers un magasin pour femmes.


« Ma petite Sonja, va falloir que tu te déshabilles pour qu'on puisse t'habiller !! » Dit Thomas d'un ton enjoué, son sourire qui remontait que d'un côté lui donnait un air irrésistible. Une mèche bleue retombait sur son ½il gauche vert, le reste de ses cheveux étaient noirs avec des reflets vert, cet ensemble allait très bien avec son look vestimentaire : un tee-shirt serré, un bouche dessinée et colorée rouge avec des strass pour accompagner un pantalon coupe droite noir.

« Comment-ca ?! »

« Eh ben... va juste falloir te dévêtir suffisamment pour qu'on puisse t'habiller ! » Joua Bill.

« C'est-à-dire ?! » Demanda-t-elle.

« Soutif-slip-boxer- string ou rien du tout, je ne sais pas ce que tu portes ! »

La jeune fille se sentit rougir puis reprit ses esprits, il était hors de question qu'elle se montre pratiquement nue devant ces trois garçons qu'elle connaissait à peine.

« Non, mais ça va pas être possible !!! » S'énerva-t-elle.

« Eh ! T'énerves pas, c'était pour rire ! Jamais on ne t'obligera à faire quelque chose que tu ne veux pas ! » Assura Bill.

Elle se sentie rassurée, mais elle s'en voulait de s'être énervée de la sorte.

« Allez, on va dans celui-ci, je vois des jolis trucs » S'exclama Fabrice.

Bill posa sa main sur l'omoplate de Sonja pour la diriger lentement vers le magasin.

Ils entrèrent, les yeux de Sonja devinrent brillant, jamais elle n'avait osée rentrer dans un magasin comme celui-ci, ses moyens financiers ne lui autorisaient pas ce genre de vêtements.


« A la cabine, on t'amène les vêtements, tu essayes, tu nous montres avant de dire non ou oui, et puis après on achète ! » dit Fabrice.

Elle ne dit rien, de toute manière si elle le faisait, elle n'aurait pas le dernier mot... autant en profiter alors...
# Posté le lundi 21 avril 2008 14:56
Modifié le lundi 21 avril 2008 15:07